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Weekend entre amis au Conclave d'Ôsiris

Publié le par Slave Alysa & Maître Asgard

Bonjour à toutes et à tous !!

 

L'article d'aujourd'hui portera sur notre weekend BDSM avec plusieurs couples du Conclave d'Ôsiris, nos jeux et notre sortie en club libertin :)

 

Petit préambule : Depuis quelque temps mon Maître et moi avons sympathisé avec un Maître (Maître Rodin) et sa soumise (demoiselle Yüna) récemment entrés dans le merveilleux monde du BDSM.

Après une première rencontre (neutre/vanille) au restaurant, nous avons décidé de nous revoir un week-end afin de pouvoir jouer plus amplement et de se faire progresser les uns les autres.

 

Sans plus tarder voici un bref résumé des différentes journées que nous avons passées ensemble, nous reviendrons plus tard sur les petits détails et anecdotes ^^

 

Jour 1:

L'arrivée De Maître Rodin et de sa soumise Yüna...

 

Tout d'abord nous sommes allés recuperer Yüna à la gare, c'était la première fois qu'elle se retrouvait seule chez un autre couple BDSM sans son Maître. Après lui avoir montré sa chambre, celle-ci, suivant les ordres de son Maître a pris un petit repas, assise par terre. Ensuite nous (Yüna & Alysa) avons déballé et échangé ensemble sur les jouets que nous possédions. Son Maître, Rodin, nous a rejoint peu après, enchaînant un apéro et un bon repas nous sommes ensuite passés aux choses sérieuses hihihi...

 

Première séance du weekend !!! J'ai pu lors de celle-ci continuer à développer mon rôle d'esclave/apprentie succube, en donnant des trucs et astuces à Maître Rodin et Yüna

 

Yüna s'est vraiment dépassée, être nue devant des amis, manger au sol, ou encore recevoir des coups de cravache/langue de serpent/fouet/martinet, n'est pas à la portée de n'importe qui et ils s'en sont tous les deux très bien sortis. #Respect

 

Nous sommes allés nous coucher après ce très bel échange.

 

Jour 2:

 

Ma matinée s'est passée au travail, et une fois fini j'ai pu rejoindre mon Maître, Maître Rodin et Yüna à la maison.

Mon Maître a contacté Maître Janus et sa nouvelle sub, demoiselle Maia, afin de proposer une sortie tous les 6 dans un club libertin non loin de chez nous. Ceux-ci acceptèrent volontiers et nous ont rejoint à la maison (avec un super gâteau sexy d’ailleurs ;)

 

Nos invités étant arrivés chez nous, nous avons mangé tous ensemble; soumises et esclave au sol, assurant le service, nos Maître étaient à table.

 

Au cours du repas nous leur avons expliqué Mon Maître & moi comment cela se passe en club, les us et coutumes etc etc car aucun d'entre eux n'étaient jamais allez dans ce genre d’endroit.

 

Après cela, nous nous sommes tous mis en route !!

Une fois arrivés nous sommes allés poser nos affaires dans les vestiaires, gardant avec nous nos sacs de matériel. Ayant pris quelques renseignements par avance, nous savions qu'il y avait quelques équipements bdsm, croix de St André "mon précieuuuuuuuuux", une cage ainsi qu'un jacuzzi, un hammam/sauna... enfin tout le minimum nécessaire pour assurer que cette première sortie en club se passe bien pour nos amis.

 

Après nous être rapidement présentés auprès du patron, (fort sympathique d'ailleurs), le videur nous fit visiter et nous amena dans la pièce dédiée au BDSM, elle était petite sans porte avec une balançoire, des préservatifs, du lub et des serviettes.

Il y avait beaucoup d'hommes ce soir là, et tous semblaient curieux de notre panoplie de jouets.

 

Par chance la séance commença par la croix de St André, un instrument que j'affectionne tout particulièrement.

Étant apprentie succube et devant donner l'exemple à mes amies, je passais donc la première. Je me retrouvais donc attachée, nue, de face et les yeux bandés, à la vue de tous, attendant que Mon Maître sélectionne son envie du moment parmi les divers outils que nous avions apportés.

Mon Maître joua un moment sur mon corps avec la langue se serpent, la cravache...

Sereine, concentrée, j'accusais les coups qui évéillaient en moi une grande excitation car j'avais attendu ce moment avec impatience.

 

Attirés par les claquements de la langue de serpent, fouets etc etc les spectateurs affluèrent et très vite un petit attroupement se créa; le videur assurant une certaine distance de sécurité (ce que nous avons apprécié) nous avons pu continuer notre petite exhibition.

 

Ce fût le tour de Yüna puis de Maia de se retrouver attachées sur la croix. Et nous fûment étonné mon Maître et moi de constater que malgré cette première sortie en club, avec séance en public, celles-ci s'en tiraient avec brio !! GG les filles <3

Il faut reconnaitre que ce n'est pas facile du tout de se retrouver à poil sous le regard de tant de gens, et de rester à la fois concentré (pour encaisser les coups) tout en faisant abstraction de la foule.

 

Après cet "échauffement", s'ensuivit une petite pause au bar. Sirotant nos verres sous l’œil amusé des autres clients (certains un peu insistants et lourds il faut bien le dire) Mon Maître profita de l'occasion pour allez discuter avec le videur et le patron afin de prendre la température. Comme nous l'avons dit plus haut nous étions dans un club libertin, et non en donjon. Il était donc important de nous assurer que nos pratiques ne gênent personnes. Ceux-ci se montrèrent très réceptifs et même amusés de nous voir ainsi créer une telle animation. Nous étions donc assurés de pouvoir continuer nos activités sans froisser personne, et avons même eu droit à une tournée offerte par la maison !! Merci les gars ;)

 

 

Après ce petit rafraîchissement, rien de mieux qu'un petit tour au jacuzzi ! Nous avons pu en profiter pour échanger sur ce premier exercice et faire un debrief tout les six. Attirant Yüna à mes cotés j'entrepris de la caresser discrètement en vu de la suite ;)

 

Après ceci nous sommes retournés dans la salle où se trouvait la croix, mais beaucoup d'hommes (des morts de faim mal éduqués soyons clair... disons les choses comme elles sont) s'étaient massés à cet endroit pour mater, ne nous laissant pas la place nécessaire pour réaliser ce que nous souhaitions dans de bonnes conditions. Mon Maître prit alors l'initiative de nous faire installer dans "coin câlin" fermé afin que nous soyons tranquille pour la suite. Mode privé hihihihiii

 

S'en suivirent quelques préliminaires... Pendant que ces demoiselles donnaient du plaisir à leurs Maîtres respectifs, je me suis mise à jouer avec la minette de Yüna, expérimentant son «Nora» (affectueusement appelé lance roquette à orgasmes par mes comparses) et jouant avec mon wand sur son clito.

 

Une fois fini mon Maître et moi sommes retournés nous détendre dans le jacuzzi jusqu'à la fermeture du club.

Nous avons débriefé un moment, nous avons tous appréciés la soirée !

Nous sommes rentrés, et je suis allée me coucher.

 

Jour 3

 

Départ de Yüna et Maître Rodin, nous avons vraiment bien profité de ce week-end pour s'apprendre les uns les autres et voir nos pratiques respectives.

La prochaine fois se passera chez Maître Rodin, et j'ai hâte !

 

Merci d'avoir lu ce récit, j'espère que ça vous a plu,

Je vous dis à bientôt pour de nouveaux posts !!

 

slave Alysa

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Mon premier subspace

Publié le par Slave Alysa & Maître Asgard

Mon premier subspace:

Bonjour à toutes et à tous ! Voici un article sur le subspace et oui ça y est, le cap a été franchi ! J'ai enfin réussi mon premier et je voulais partager avec vous ce moment intense ! J'espère que ça va vous plaire:)

Mon Maître me mit à genoux sur le canapé, les avants bras sur le dossier, les fesses bien relevées, le dos bien cambré afin qu'il ai une bonne zone sur laquelle s'amuser.

Les premiers coups arrivèrent et montèrent crescendo en intensité sur mes fesses. Lorsque je n'en pouvais plus mon Maître s'arrêtait, prenait la roulette et passait sur les endroits"sensibles". Puis revint le fouet rapide et efficace sur mon fessier. J'en redemandais à chaque fois, non pas parce que je suis une maso, mais parce que je voulais aller plus loin et découvrir la finalité de cette douleur. Celle-ci était là, elle emplissait entièrement mon corps, mais une sensation d'apaisement était en train de se créer.

Mon Maître m'encourageait, me soutenait dans cette transition et petit à petit je commençais à ne plus sentir ses coups. Mon Maître eût beau frapper aussi fort qu'il le voulait, je ne réagissais plus . Je me laissais alors aller à un calme, à une perte du corps. Je me sentais bien, sereine, libre et légère.
Mon Maître  a arrêté ses coups voyant que j'étais passée de l'autre côté. J'étais dans une béatitude complète et j'entendais mon Maître me parler au loin, disant qu'il était fier de moi, me demandant comment je me sentais... J'ai répondu vaguement, j'étais ailleurs. Petit à petit il m'allongea sur le canapé mettant ma tête sur ses genoux. Je commençais à pleurer de joie, j'étais tellement bien et je ne comprenais pas ces pleurs.

Je mis un moment à redescendre, et dur est la chute. J'ai repris place dans ce corps que je trouvais lourd, douloureux, tremblant.... Mon Maître m'a aidé à m'installer dans le lit. Je me re-mis à pleurer parce que je n’étais  plus dans le confort incroyable que procure le subspace. Mon Maître me mit de la crème, la douleur fût vive et il m'ordonna de me reposer. Je me laissais alors emporter dans un tourbillon de rêves.

Voilà pour ce post, merci de l'avoir lus. Je vous dis à bientôt pour un nouvel article !

esclave Alysa

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Maître Alan et sub Lola : Episode 2

Publié le par Slave Alysa & Maître Asgard

Bonjour à toutes et à tous ! Voilà la suite de notre rencontre avec Maître Alan et sub Lola.

 

Episode 2:

 

Maître Alan nous a invités chez lui pour notre deuxième rencontre, l'appartement était grand, bien décoré, à l'image de ce Maître.

 

En arrivant notre hôte m'a tendu deux boites où se trouvaient des Wand, je devais choisir l'un des deux ! J'étais vraiment ravie :)

 

Nous avons entamé la soirée avec un bon petit apéro, Lola & moi toujours nue sur le canapé. Des fessées claquaient de temps à autre sur les fesses de Lola qui essayait de boire son verre de champagne. Puis Maître Alan sortit sa boîte à jouet et là les jeux commencèrent...

 

Mon Maître entreprit de dresser Lola (plus brat que sub finalement) en la faisant marcher à quatre pattes, en lui donnant des ordres etc... lui expliquant chaques choses qu'il faisait; Quant-à moi, Maître Alan voulu s'essayer à la bougie et voulu aller dans sa chambre. J'appréhendais de ne plus être dans la même pièce que mon Maître, pas parce qu'il était avec une autre fille, mais parce que j'avais l'habitude qu'il soit là lorsque j'étais avec un autre homme.

 

Nous allâmes donc dans la chambre et je lui expliquais alors le fonctionnement de la bougie, les zones sensibles, là où il ne faut pas aller etc... La bougie m'a un peu piqué, ça faisait un moment que je n'avais pas fait de séance avec. Nous sommes alors retournés dans le salon pour retirer toute cette cire, Lola en avait aussi semble-t'il.

 

On se retira mutuellement la cire et elle commença à chauffer mon Maître en en le suçant. Je vins alors l'aider me plaçant derrière lui qui était assis sur un fauteuil et ai commencé à caresser son torse et à dire des choses à son oreille pour le faire bander (quoi ? Ça c'est un secret ;) ).

Une fois réussis, Maître Alan m'appela dans la chambre, il avait envie d'essayer mon p'tit cul. Après l'avoir sucé il joua un petit moment en moi et arriva rapidement.

 

Nous sommes ensuite retournés dans le salon où discutaient mon Maître et Lola. Celle-ci n'a pas réussi à faire jouir mon Maître et était légèrement frustrée, ce qui ne manqua pas d'amuser nos Maîtres. Il faut dire que mon Maître se contrôle très bien et qu'a ses yeux ce n'est pas le physique qui compte, mais l'alchimie.

Nous nous sommes remis à discuter puis sommes allés nous coucher.

 

Nous avons encore pas mal entendu Lola et Maître Alan... et les voisins aussi cette nuit là hihihihi.

Voilà pour cette dernière rencontre, nous attendons la prochaine avec plaisir !

 

Merci d'avoir lu ce post et je vous dis à la prochaine pour de nouveaux articles !

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Maître Alan et sub Lola : Episode 1

Publié le par Slave Alysa & Maître Asgard

Bonjour à toutes et à tous !

 

Voilà comme promis le nouvel article, il portera cette fois sur notre première rencontre avec Maître Alan et sa sub Lola que nous avons croisé récemment sur un site BDSM et avec qui nous avons pu partager quelques bons moments … et ma première fois entre filles !

 

Episode 1 :

 

Pour commencer, la première rencontre s'est fait dans un bar, pas très loin de chez nous. En chemin nous avons acheté une rose pour mademoiselle Lola afin de marquer cette première rencontre et ce fut un succès. Après une petite discussion autour d'un verre et le feeling passant, nous nous sommes rendu chez mon Maître et moi.

 

Là nous avons continué à discuter, Lola et moi avons très vite finis nue ^-^, dans les bras de l'une de l'autre. Nos Maîtres se sont amusés à faire rougir nos fesses avec la cravache et le paddle, mon Maître s'occupait de Lola et Maître Alan s'occupait de moi. Nous nous sommes mis ensuite à sucer toutes les deux Maître Alan, il était bien dur et a vite craqué sous nos coups de langue.

 

Lola sorti alors un Wand, et demanda à mon Maître si elle pouvait jouer avec moi, il accepta et je me retrouvais alors allongée les jambes grands écarté, Lola mettant le Wand sur mon clito et ses doigts dans ma chatte. Ça m'a fait bizarre, j'avais des spasmes, des réflexes dû à ce jouet, je découvrais d'autres sensations, d'autres plaisirs.... Ce qui devait arriver arriva, et avec l'accord de Mon Maître, je jouis fort, très fort! Puis nous inversâmes les rôles avec Lola, maintenant que je savais comment cet objet fonctionnait; il fallait apprendre à le maîtriser, je la fît jouir à mon tour.

 

Nous avons ensuite fini la soirée avec quelques coups de cravache et de fouet, j'étais contente d'avoir enfin pu jouer avec une fille! Et la découverte du Wand a été la cerise sur le gâteau !
Voilà pour cette première soirée avec Maître Alan et sub Lola.


Merci d'avoir lu et je vous dis à très bientôt pour l'épisode 2 de cette petite aventure...

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Petit billet d'information

Publié le par Slave Alysa & Maître Asgard

Bonjour à toutes et à tous ! Juste un petit billet pour vous dire que nous revenons, Mon Maître et moi, après une longue absence. Nous avons été très occupés entre notre déménagement, les cours, les exams … Mais nous revoilà ! Prochainement je vous détaillerai les grosses séances de ces derniers mois puis nous reprendrons une publication dite régulière.

Merci et à très bientôt !

slave Alysa

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Mon second poème

Publié le par Slave Alysa & Maître Asgard

Hier je n'étais rien,
Rien de plus qu'une enfant perdue,
Dans les limbes d'une mentalité formatée, par une société corrompue,
Une âme errante à la recherche de quelqu'un,
Qui puisse me révéler ce que je suis , en enfin,
Qu'il me rendre ma légitimité,
Me donne des envies, des projets...
Qu'il me montre ce qu'est la vie,
Afin de ne pas se perdre dans l'oubli,

Mais depuis presque trois ans je l'ai trouvé,
Cet homme, ce Maître tant aimé !
Il se nomme Maître Asgard,
Je suis enfin moi sous son regard,
Il m'a éveillée, soutenue, protégée,
Et m'a permis de me retrouver,
Sous ses coups je me sens revivre,
Sentir toutes ces émotions me ravive,
Par cette soumission je suis réellement Nina,
Ou si vous préférez Alysa,
Pour moi ces deux noms sont les mêmes,
Je suis une femme autant qu'une chienne,
J'aime ce que mon Maître a fait de moi,
Et j'aimerais pouvoir partager ça,
J'aime sentir ses mains sur mon corps,
Que ce soit pour me caresser, me gifler, de ses doigts d'or,
Qu'il me fouette aussi fort que possible,
Me frappe, me mord, me détruise,
Je lui appartient, aujourd'hui et à jamais,
Je suis prête à tout vous le savez,
Je vous aime mon Maître d'un amour inconditionnel,
Vous ne savez pas à quel point vous êtes exceptionnel,
Jamais je ne réussirai à vous rembourser,
Permettez moi alors de rester à vos côtés.
Votre esclave Alysa

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Une analyse juridique du Sadomasochisme

Publié le par Slave Alysa & Maître Asgard

"Une analyse juridique du Sadomasochisme : Aux limites des libertés individuelles - par Azim Akbaraly.

....
La définition « contractuelle » du sadomasochisme nous permet – fort à propos – de faire un parallèle avec le droit, en ce que cette pratique implique un consentement mutuel des parties, et donc en quelque sorte un véritable contrat, au sens juridique du terme, passé entre le maître et l’esclave. Ne reste plus qu’à savoir quelle validité peut avoir ce consentement, ce contrat, au regard du droit.

Les contrats entre maître et esclave

On peut s’interroger sur la validité de l’expression directe de ce sadomasochisme contractuel, à savoir la conclusion d’un contrat entre un « maitre » et un « esclave », au regard du droit des contrats lui-même. Premièrement, il faut revenir à la définition même du contrat. En droit français, il s’agit d’« une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose. » (Article 1101 du Code civil). Cette « loi des parties » est un accord de volontés qui doit réunir quatre conditions pour être valable : le consentement des parties, leur capacité à contracter (c’est-à-dire qu’elles doivent être majeures ou émancipées), un objet certain (l’objet sur lequel porte le contrat doit exister) et une cause licite. C’est précisément ce dernier point qui pose problème dans les contrats passés entre maîtres et esclaves dans le cadre de pratiques SM.

La cause peut être considérée comme la raison du contrat. Si elle est illicite – vente de drogue, par exemple, cela entraîne la nullité du contrat. Or, en France, le corps humain n’est pas une chose que l’on peut vendre – raison de l’interdiction des mères porteuses notamment. On peut donc se demander si, bien qu’il n’y ait dans les contrats maître/esclave aucune vente à proprement parler, ce type de transaction n’est pas illégal. De plus, les articles 16-1 et 16-3 du Code Civil stipulent que « chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain est inviolable » et qu’« il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui. » Ainsi, même entre adultes consentants, les violences administrées à autrui peuvent être considérées comme contraires à la loi française. En outre, les articles 3 et 4 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme interdisent respectivement la torture et l’esclavage. C’est donc du fait du caractère illicite de leur cause que ces contrats n’ont aucune valeur juridique.

Les pratiques sadomasochistes et le droit

Mais le sadomasochisme ne se limite pas à l’écriture de contrats de soumission/domination, mais plutôt, et surtout, il s’illustre par des pratiques : infliction de coups et maltraitances physiques et morales. Hors de la sphère des pratiques sexuelles, il n’y aurait (presque) aucune ambigüité à justifier la qualification de ces faits comme des infractions au Code pénal français, et comme contraires à l’ordre public – on pourra ainsi citer de très nombreux articles dans nos codes qui sont pertinents en la matière : art. 222-1 (tortures et actes de barbarie), 222-19 (atteinte à l’intégrité de la personne) et 222-7 à 222-9 (violences) du Code pénal ; art. 16 et s. du Code civil (respect du corps humain).

Cependant, c’est précisément parce qu’elles touchent aux libertés individuelles, et qu’elles impliquent la notion de consentement, que ces pratiques mettent à l’épreuve le droit. Celui-ci a donc usé de concepts tels que le « droit à la vie privée », l’ « autonomie personnelle », le « droit à disposer de son corps » et la « liberté sexuelle ». C’est à la lumière de ces concepts qu’il nous faudra analyser ces pratiques.

Le droit a longtemps été empreint de morale chrétienne en matière de sexualité, en associant la sexualité à la conjugalité et à la reproduction. C’est cette conception qui a prévalu pendant très longtemps dans le droit, trouvant ses sources dès le IIIe siècle et se poursuivant, en France, jusque dans les années 1970. A partir de cette date, on assiste à l’émergence d’une distinction entre reproduction d’une part, et vie sexuelle de l’autre. La vie sexuelle en tant que telle relève désormais du « droit à la vie privée », et de l’ « autonomie personnelle ».

En ce qui concerne le droit à la vie privée, celui-ci a été affirmé à plusieurs reprises. Ainsi, la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 proclame, dans son article 12, que « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée […]. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. » De même, la Convention européenne des droits de l’Homme de 1950 mentionne, dans son article 8, un « droit à la vie privée et familiale » qui ne peut souffrir d’ingérence par les pouvoirs publics que si elle est prévue par la loi et est « nécessaire […] à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ». Finalement, le code civil se dotera en 1970 d’un article 9 qui dispose que « Chacun a droit au respect de sa vie privée ».

La Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales (Convention Européenne des droits de l’Homme)

Cependant, la reconnaissance de ce droit à la vie privée suffit-elle, seule, à justifier la légalité des pratique soda-masochistes ? Selon Jean-Manuel Larralde, « la religion, la morale continuent à réprouver certaines pratiques, mais le droit positif n’a normalement plus à s’aventurer sur ce terrain. [Cependant] le droit reste toujours présent, encadrant la sexualité des individus […] On peut dire qu’il existe aujourd’hui une relative indifférence du droit à l’égard des pratiques sexuelles ». C’est la jurisprudence, et en particulier la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) [1], qui viendra préciser cet encadrement du droit à la vie privée.

Comme cela a été énoncé auparavant, le droit à la vie privée garanti à l’article 8 de la Convention n’est pas absolu. Il peut, en principe, se voir soumis par les autorités publiques à certaines ingérences. C’est grâce au concept de « liberté sexuelle », développé au fur et à mesure dans le droit, que l’on peut appréhender les limites de ces ingérences. Ainsi, la jurisprudence a établi un critère sine qua non en matière sexuelle : le consentement. Cela a permis notamment le renforcement de la jurisprudence contre les actes sexuels non-consentis : l’inceste, la pédophilie, le viol entre époux – reconnu comme une infraction par la Cour de Cassation en 1990 et inscrit dans le Code pénal en 2006 à l’article 222-22 al-2 – ou même la zoophilie – condamnation confirmée par la Cour de Cassation en 2007 notamment pour ce motif, et en application de l’art. 521-1 du Code pénal, modifié en 2004. Inversement, on a constaté un adoucissement des peines pour les pratiques sexuelles réprimées lorsqu’il y avait consentement de la victime. Emmanuel Pierrat parle ainsi de l’émergence d’une « théorie du consentement » selon laquelle « lorsque les partenaires sont consentants (échangismes, amour à plusieurs, sadomasochisme, etc.), la justice devient moins sévère, alors qu’auparavant la volonté de la « victime » était indifférente à la lourdeur de la sanction. »

En ce qui concerne plus précisément le sadomasochisme, la CEDH nous offre un panel assez conséquent d’arrêts qui lui a permis de préciser les limites de cette tolérance. Dans un premier arrêt Laskey, Jaggard et Brown c. Royaume-Uni du 19 février 1997, la Cour a dû statuer sur la conformité de la condamnation de plusieurs hommes homosexuels, adeptes du sadomasochisme, et dont les pratiques filmées avaient été découvertes par la police. Le ministère public avait alors inculpé les principaux intéressés pour raisons de coups et blessures, et ce, sans qu’il y ait eu de dérapage particulier. C’est donc précisément la part sadique du sadomasochisme qui a été visée ici en tant qu’elle correspond à des actes réprimés par le droit pénal.

Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) à Strasbourg

La Cour de Strasbourg a confirmé la condamnation, et ce malgré l’existence du consentement des participants, l’existence et le respect d’un signal d’arrêt des pratiques, et l’absence de dérapages. Elle a considéré que cette ingérence dans la vie privée des personnes condamnées par la justice britannique était « nécessaire dans une société démocratique à la protection de la santé au sens de l’article 8 §2 de la Convention.» La jurisprudence établie par cet arrêt a cependant été abandonnée par la suite, dans la mesure où la Cour avait précisé, assez dangereusement, que cet arrêt, qui n’y faisait pas référence, ne remettait pas en cause le « droit de l’Etat de chercher à détourner de l’accomplissement de tels actes au nom de la morale ». Evoquer la morale pour un potentiel encadrement de la vie sexuelle des individus, a en effet été un choix particulièrement maladroit selon Jean-Pierre Marguénaud.

C’est ensuite avec « la notion d’autonomie personnelle » découverte dans son arrêt Pretty c. Royaume Uni du 29 juillet 2002 et qui découle du droit à la vie privée, que la CEDH viendra compléter les concepts juridiques encadrant la vie des personnes. Cette notion correspond à « la faculté pour chacun de mener sa vie comme il l’entend [, et qui] peut également inclure la possibilité de s’adonner à des activités perçues comme étant d’une nature physiquement ou moralement dommageable ou dangereuse pour sa personne ». Elle est importante, dans la mesure où elle servira de base, dans un arrêt visant directement des pratiques sadomasochistes, à réparer les imprudences de l’arrêt Laskey. La Cour a ainsi énoncé dans l’arrêt KA et AD c. Belgique du 17 février 2005 que « le droit d’entretenir des relations sexuelles découle du droit de disposer de son corps, partie intégrante de la notion d’autonomie personnelle ». Exit les craintes d’une « définition de la morale sexuelle par l’Etat » évoquées par Marguénaud.

Dans le cas belge, il s’agissait de trois personnes majeures – deux hommes et l’épouse de l’un d’eux, hétérosexuelles, et qui s’adonnaient à des pratiques sadomasochistes. Ces pratiques ayant évolué de manière crescendo, avec au départ la fréquentation d’un club SM puis, dans la mesure où certaines de leurs pratiques étaient interdites par le règlement de ce club, la continuation de celles-ci dans une pièce de leur domicile aménagée à cet effet.

En fait, c’est suite à une enquête concernant ce club, étendue à leur cas précis, que les deux hommes ont été poursuivis devant la justice belge et condamnés en première instance, en appel et devant la Cour de cassation. Ils ont fait appel de leur cas devant la CEDH, arguant du fait que cette condamnation allait à l’encontre notamment de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme qui garantit un droit à la vie privée et une obligation de nécessité et de législation en ce qui concerne les ingérences des pouvoirs publics dans celle-ci.

Les spécificités de ce cas ont permis de clarifier la jurisprudence de la CEDH en matière sexuelle. En effet, les vidéos des pratiques SM analysées par l’enquête ont permis d’identifier qu’il ne s’agissait pas de pratiques du même ordre que celles vues dans l’arrêt Laskey. Ici, les deux hommes poursuivaient les actes sadiques bien après que la femme eût envoyé le signal d’arrêt convenu –les mots « pitié » ou « stop » ; il s’agissait donc ici de « sadisme à l’état brut » et non pas de sadomasochisme, comme nous l’avons précisé en introduction. Partant de cette distinction, la CEDH a confirmé la condamnation et a affirmé que :

Il en résulte que le droit pénal ne peut, en principe, intervenir dans le domaine des pratiques sexuelles consenties qui relèvent du libre arbitre des individus. Il faut dès lors qu’il existe des « raisons particulièrement graves » pour que soit justifiée, aux fins de l’article 8 § 2 de la Convention, une ingérence des pouvoirs publics dans le domaine de la sexualité.

Pour Jean-Pierre Marguénaud, «Ce que la Cour a admis, ce n’est pas le droit au sadisme mais la liberté des relations sadomasochistes dans les conditions du strict respect de la volonté de chacun des partenaires ». Cependant, il reste selon lui une question non réglée par la Cour. Qu’aurait-on fait si la femme en question n’avait jamais crié « pitié » ou « stop » face à des violences aussi extrêmes ? Peut-on admettre que l’autonomie personnelle aille aussi loin, ou doit-on la limiter afin de garantir le principe général de dignité de la personne humaine ? Deux conceptions s’affronteraient alors d’après Marguénaud : « une conception libérale et individualiste des droits de l’Homme « qui exprime une éthique de la volonté et du consentement » [et une conception] fondant le lien humain sur la dignité, « n’hésit[ant]pas « à défendre l’ ‘humanité de l’homme’ au besoin contre lui-même »». C’est selon lui la solution libérale qui sera privilégiée par la Cour, car elle constitue « la moins dangereuse aux mains [du] pouvoir ».

***

Pour conclure, le sadomasochisme, et plus largement les pratiques sexuelles ne sont pas des sujets que le droit rejette au loin, sous prétexte de morale ou de pudeur. Si l’on comprend aisément les raisons qui font que le droit des contrats ne l’accepte pas, c’est en revanche à bras le corps que la Cour européenne des droits de l’Homme a pris ce sujet, découvrant comme dans un jeu de poupées russes, tour à tour les principes de droit à la vie privée, d’autonomie personnelle, de droit de disposer de son corps, et de droit d’entretenir des relations sexuelles, touchant ainsi au cœur du droit des libertés publiques. Même s’il lui reste à définir les limites de la volonté individuelle – et donc à trancher entre la conception libérale et celle prônant le respect de la dignité de la personne humaine, y compris contre la volonté de la personne, la Cour européenne des droits de l’Homme a permis des évolutions majeures sur le sujet, et a consacré le droit de pratiquer le sadomasochisme dans le respect de la volonté de chacun.

Notes

[1] La Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) est l’organe juridictionnel supranational basé à Strasbourg qui a pour mission de faire respecter la bonne application de la Convention européenne des droits de l’Homme. Cette convention a été adoptée en 1950, mais n’a été ratifiée par la France qu’en 1974 – le droit de recours individuel devant cette cour a été reconnu lui, plus tardivement, en 1981. S’il s’agit du droit international et non du droit interne, la portée de cette convention, et surtout des arrêts de la CEDH, est tout de même considérable. Si un justiciable estime que, lors d’un jugement devant une juridiction nationale, ses droits garantis par la Convention ont été lésés, il peut après épuisement des voies de recours internes saisir la CEDH contre son Etat. Les arrêts prononcés par la Cour ont une grande influence sur la jurisprudence nationale qui a tendance à s’y conformer ; cela a permis à la Cour européenne des droits de l’Homme d’affirmer une vision libérale et ambitieuse en matière de droits de l’Homme dans les pays membres.

Bibliographie

Caballero F., Droit du sexe, Paris, LGDJ, 2010.

Larralde J-M., « Libre disposition de son corps et préférences sexuelles », in Larralde J-M. (dir.), La libre disposition de son corps : actes du colloque de Caen les 16 et 17 octobre 2008, Bruxelles, Nemesis : Bruylant, 2009.

Marguénaud J-P., « Sadisme, masochisme, et autonomie personnelle » in Dubos O., Marguénaud J-P. (dir.), Sexe, sexualité, et droits européens : enjeux politiques et scientifiques des libertés individuelles, Paris, A. Pedone, 2007.

Pin X., Le consentement en matière pénale, Paris, LGDJ, 2002. (pp. 58-67 et 203 et s.)

Texte original : https://www.bdsm.fr/forum/thread/3065/de-la-l%C3%A9galit%C3%A9-du-bdsm/

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Aujourd'hui je répond à une question d'une lectrice...

Publié le par Slave Alysa & Maître Asgard

 Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd'hui je répond à une question d'une lectrice :

 

Bonjour Alysa, j'ai une question pour toi, je suis soumise depuis 3 ans et j'envisage d'écrire à mon Maître une lettre pour devenir son esclave, mais je suis hésitante. Comment savoir quand on est prête ou non à devenir esclave ? peux-tu faire un article ? merci pour ton super blog, bisous Cathy.mini

 

Pour commencer je vais rappeler ce qu'est le rôle d'esclave, une esclave est une sub ayant accepté de se livrer entièrement à son Maître H24 et de lui donner son pouvoir de décision.

Etre esclave n'est pas facile, et il faut être conscient des conséquences que cela implique, est-ce qu'on est prêt à accepter d'avoir beaucoup moins de liberté ? De ne pas avoir le droit de dire non ou de rechigner ? D'avoir comme principal but le bonheur du Maître ? Et d'être prêt à tout sacrifier pour ça ? Oui oui il y a beaucoup de questions à se poser... Toutes les décisions même si elles ne nous plaisent pas passent par le Maître vis à vis de nous, que ce soit pour des exercices, pour changer notre corps (maigrir, changer de couleur de cheveux, marquage...) On est plus maître de soi-même et on doit tout accepter. Mais bien sûr il peut y avoir des compromis que vous pouvez faire avec votre Maître !

Mais grâce à tout ça on se sent libérée dans un sens d'un poids ! On s'occupe plus de soi et notre besoin perpétuel de soumission est assouvi ! Et le bonheur est là.

 

Pour ma part c'est quelque chose qui s'est fait naturellement. Pour moi le bonheur de mon Maître a toujours été une priorité et je me référais déjà beaucoup à mon Maître pour les décisions de ma vie. J'y ai réfléchis pas mal de temps afin de me poser toutes les questions nécessaires et quand je me suis sentie prête je me suis lancée. Il ne faut pas avoir de doute sinon ça ne tiendra jamais. Mon Maître m'a proposé de faire une semaine d'essais qui a été un succès !

C'est donc ce que je vous conseille de faire ! Au moins ça permet de voir si on est prêt, de dire ce qu'on aime ou pas, si ça a plus au Maître etc...

Il ne faut surtout pas se forcer, ou vouloir faire ça par amour et non par envie.

 

J'espère que mon article aura pu aider quelques un /unes d'entre vous ! N'hésitez pas à poser des questions ou demander des thèmes d'articles.

Merci d'avoir lu ce post ! Et je vous dis à la prochaine !

(credit image : freeimages.com

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De la conception à la réalisation. (Ou comment bien utiliser la check-list)

Publié le par Slave Alysa & Maître Asgard

Bonjour à toutes et à tous,

 

Mon esclave vous as parlé précédemment de la check-list et de son utilité. Nous allons revenir plus en détail dessus, en expliquant la partie Maître et soumise de celle-ci, et comment s'en servir comme point d’appui pour les futurs exercices.

 

Avant toute choses je me dois de rappeler, aux subs/slaves, l'importance de remplir celle-ci en accord avec vous même, ne le faite pas par "amour" ou comme une façon de garder l'être aimé. Le BDSM se pratique avant tout pour un besoin personnel.

 

Les rappels de précautions étant faits, commençons :

 

Une fois la check-list remplit, le cerveau du Maître (ou de la Domina) entre en ébullition. Il est important de discuter de tout, sans aucun tabou avec sa (son) sub/slave. Car il va falloir trouver avec subtilité sur quel "bouton" appuyer pour l'aider à progresser. (encore une fois de la psycho).

 

Le but est d'arriver à concevoir un exercice facile d'accès, avec les moyen du bord (ben oui au début on a pas beaucoup d'accessoires de jeux). Prenons par exemple un exercice qu'elle (ou il) a noté Difficulté 3 Envie 3 (disons de difficulté moyenne sans trop forcer).

 

Faite la synthèse de vos conversations commune au moment ou elle a remplit sa check-list, connaître ses goûts et ces dégoût c'est bien, mais savoir de quoi elle à réellement besoin, ce qu'elle peut faire ou endurer ou pas, c'est mieux.

Concevez et visualisez jusqu’où vous pouvez pousser le jeu et à quel moment l'arrêter. Utiliser les situations de la vie de tous les jours, c'est un très bon terrain de jeu. Il se peut que pendant une situation x ou y une idée émerge, gardez la précieusement dans un coin de votre tête développez là à votre image, adaptez la à votre voie.

 

Une fois cette première étape faite, et ayant bien entendu au préalable pensé à vous assurer que la sécurité de votre slave/sub est au rendez-vous également. Parlez en, décrivez lui votre but, de quel façon vous souhaitez la faire évoluer sur ce point en particulier. N’hésitez pas les premier temps à bien détailler chaque choses et à y passer le temps qu'il faudra, si il faut prendre une heure juste pour la préparation d'un jeu de 10 minutes, et bien prenez la ! C'est important, c'est comme ça que se développe la confiance entre les partenaires, toujours consensuel est le BDSM.

 

A ce propos c'est à cette étape qu'on remarque très vite (en donjon ou sur certains site de rencontre BDSM) les pseudos Maîtres (ou pseudo Dominas) un peu profiteur qui ne pense qu'à leur plaisir, ne développant pas trop, se laissant un peu (des fois voir même trop souvent) allez à leurs envies sans prendre le temps de consulter l'autre. Imaginons vulgairement un "Marie couche toi là" (bref on s'est comprit), là c'est le moment de dire stop tout de suite si c'est le cas.

 

Une fois les points de détail arrondit, les limites fixées. Le jeu commence.

 

Coté Maître, soyez à l'écoute, votre slave vous donnera inconsciemment parfois des signes qui peuvent vous aider à bien diriger la séance pour atteindre le but recherché. Ecoutez sa respiration, observez la taille de ses veines (qui gonflent quand l'afflux sanguin augmente), le regard bien entendu est comme on dit la "fenêtre de l'âme", grâce à ça vous pourrez savoir à quel moment augmenter ou diminuer l'intensité de la séance.

Par exemple pour une séance de badine, on ne s'acharne pas a frapper encore et encore sur sa sub n'importe comment. On augmente progressivement, on marque des pause, des temps d'arrêt, on parle et échange.

Par la suite quand la confiance sera bien installée, vous pourrez vous comprendre sans même vous parler. Et donc passer à des jeux un peu plus épique (Oui oui c'est bien à ça que vous pensiez si vous êtes arrivé sur notre Blog ;) appelons un chat un chat).

 

Coté sub/slave, gardez à l'esprit votre objectif, pensez à votre respiration, plus vous respirez vite plus les signaux de douleur qui afflux vers votre cerveau sont vifs et insupportables. (Si vous êtes masochiste cela vous aidera également à "moduler" vous même une partie de l'intensité)

Gardez donc une respiration profonde et lente. Fixez un point hypothétique face à vous et concentrez-vous.

S'il s'agit d'un jeu d'humiliation ou autre, même chose gardez à l'esprit qu'on s'en fou de ce que les autres pense, c'est pour nous qu'on le fait d'abord et avant tout, par besoin , envie ou autre.

Vous n'avez pas a vous excuser auprès de personnes qui ne vous comprendrez pas.

D’ailleurs vous pourrez observer qu'en donjon, ou en soirée BDSM, il y a autant de voies que de gens présent dans les alcôves, personne ne vous dira c'est bien ou c'est mal, dans notre monde on ne dénigre pas quelque chose qu'on ne comprend pas, ou le besoin qu'a une personne de faire tel ou tel exercice, on le respect, si c'est pas notre tasse de thé, allons dans une autre alcôves voir se qui se fait ^.^)Expliquez leurs s'ils sont ouvert, ou bien laissez les dans leurs bulles à eux, il en on le droit, tout comme vous avez le droit de vivre pleinement votre sexualité comme vous l'entendez.

 

A ce propos les jeux de psychologie/douleur sont un combat contre vous même, et non pas contre le Maître (la Domina ou la Succube) qui eux sont là pour vous épauler et vous aider à vous dépassez.

 

L'après séance :

 

Elle est aussi importante si ce n'est plus encore que la préparation.

 

C'est à vous sub/slave de partager à votre Maître, tout se que vous avez ressentit, apprécié ou non, sans omission aucune. C'est là dessus que votre Maître se basera pour de prochaines séances, il s'améliorera à vos coté, tout comme vous vous dépasserez aux siens.

 

Je fait une petite parenthèse a propos du "safekey",

 

Pour ma part je considère que si une sub ou slave sous ma direction utilise son mot clé, c'est un ECHEC pur et simple. Pas pour ma sub/slave, mais pour moi. Je n'aurais alors pas été capable d'être pleinement à son écoute. Et par conséquent d'anticiper et comprendre ce dont elle avait besoin.

 

En règle générale je joue un peu trop du principe de précaution et il est arrivé que se soit plutôt l'inverse qui se produise avec les partenaires que je connais très peu, je préfère alors les laisser demander + ou – d'intensité lors des premier jeux, disons que ça sert à "étalonner" le flux qu'il y aura entre nous, et déterminer jusqu'où on peut aller ou pas, car chacun ressent les choses a sa manière. Quelqu'un peu trouver quelque chose insuportable alors qu'une autre personne y trouvera son plaisir.

 

Pour ma part je n'ai eu qu'une soumise qui ai utilisé son safekey une fois avec moi, et je l'ai prit comme une sérieuse remise en question (de moi même et de mes propre capacités).

Comprenez, Maître & Domina, que c'est pour nos sub/slave un ultime recours. Ne les blâmez pas, mais regardez vous plutôt dans un miroir, et faite vous face.

 

Je vous laisse méditer à tous ces petits conseils, adaptez les transformez les à ce qui vous est propre, Je ne le répéterai jamais assez, à chacun sa voie, ne voyez pas là une quelconque prétention de ma part de vous dire quoi faire et comment ou pourquoi.

 

Nous ne restons que d’éternel "étudiants" au regard de la vie.

 

Maître Asgard

(credit image : freeimages.com )

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Pré-Subspace

Publié le par Slave Alysa & Maître Asgard

Bonjour à toutes et à tous !

 

Aujourd'hui je souhaiterais vous parler de ma dernière grosse séance (pré-subspace).

Elle s'est déroulée en plusieurs étapes que je vais vous détailler ci-dessous.

 

Pour commencer, Mon Maître me mit des claps sur les tétons, puis petit à petit y ajouta des poids.

 

Après un moment, nous sommes passés à l'exercice suivant. Mon Maître m'a alors mise à genoux, poitrine sur le lit, et alterna fouet, paddle et cravache pendant un bon moment, j'indiquais de mon coté HP/SP (hard play, slow play) jusqu'à mi-séance. Mon Maître prenait quelques photos de mon dos de temps à autre pour me montrer l'avancement.

 

Suite à cette petite mise en condition mentale, et physique (ma poitrine, puis mon dos), Mon Maître a glissé mon téléphone portable entre mes mains, qui étaient attachées entre elles (menottes velcro à scratch très confortable), et m'a demandé de me filmer, à ce moment là, plus d’HP/SP. Mon Maître prenait la main sur la séance, mon corps, ma douleur. Et les coups sont devenus de plus en plus intense. Imaginez-vous vous regardant dans les yeux, acceptant de plein fouet une douleur sans cesse grandissante. Mon secret me diriez-vous ? Garder sa concentration, et surtout, respirer, calmement. C'est une lute contre soi même, de repousser ses limites.

 

Je fus ensuite mise debout pour que Mon Maître puisse atteindre mes cuisses et jambes puis remises dans ma position initiale.

 

A partir de là, ma préparation étant finit, Mon Maître augmenta progressivement mais également considérablement l'intensité sur mon dos et je devais en redemander...

Au début je pleurais, criais, mais petit a petit est venu s’installer en moi une sensation de liberté, de «lâcher prise». Je demandais les coups, à voix haute, d'abord toutes les 10/20 secondes, puis j’accélérais au fur et à mesure jusqu'à demander plus de coups d’affilé.

 

Petit à petit cette douleur disparaissait, il frappait sans retenu et au final je ne sentais que des «piqûres» et un bien être s’installait enfin en moi, je basculais alors en pré-subspace. Ce fameux moment ou tout se mélange. Libérée, apaisée, comme si un poids s'en allait.

 

Mon Maître s'est arrêté peu après et m'a soigné. Crème réparatrice, câlins etc. J’apprécie vraiment ce moment d'après séance. Et d’ailleurs petite précision, je tiens à ce que se soit Mon Maître qui me soigne après chaque séance. Bien que mon statut ne me permette pas d'imposer quoi que ce soi, je lui avait fait cette demande il y a quelque temps, il m'a comprise, et a accepter.

 

Malgré la douleur j'ai aimé cet exercice. Mon Maître m'a expliqué que j’étais prête dorénavant pour le vrai ! Le grand ! L'unique ! Le sub-space :D.

 

O Maître, je vous remercie de cette patience, et de ce que vous faites de moi.

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je vous souhaite à tous une bonne semaine, et à très bientôt pour de nouvelles aventures !

 

slave Alysa
(credit image :
freeimages.com )

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